En 2018, personne ne peut dire qu’il n’a jamais été un acteur de l’économie collaborative.

Vendre un objet sur Le Bon Coin, réserver une chambre sur Airbnb, welper : les opportunités sont immenses et l’on assiste à un véritable changement du mode de consommation et d’interactions entre particuliers.

L’économie collaborative qu’est-ce que c’est ?

L’économie collaborative est fondée sur la vente, le partage ou l’échange de biens ou de services entre particuliers, souvent favorisés par des plateformes numériques.

Pour mieux comprendre l’engouement autour de l’économie collaborative, il faut préciser que de base, les plateformes étaient là pour offrir des solutions alternatives et pallier parfois certaines mauvaises habitudes prises par les professionnels, comme par exemple les hôtels aux prix élevés et discutables.

Economies collaboratives au pluriel

Actuellement, le terme d’ « économie collaborative » regroupe des modèles très différents qu’il est donc important de distinguer. La différenciation passe par la nature du modèle économique, selon si les échanges sont marchands ou non (tarification d’une course Uber ou partage de frais d’une course Blablacar), et le but lucratif ou non de la plateforme (par exemple Wikipédia, la plus grosse encyclopédie en ligne, qui ne fonctionne que par des dons libres).

En général, l’économie collaborative permet de profiter de tarifs 30% moins chers que ceux du marché, mais avec en plus les deux parties satisfaites. En effet, une personne mettant à la location un de ses biens aura la satisfaction de rendre service et d’amortir des frais, le client aura payé un tarif moins élevé qu’à l’accoutumée et le petit bonus réside dans le fait que les deux auront bien souvent partagé de bons moments ensemble. Un exemple tout trouvé : Click&Boat, qui met en relation propriétaires et locataires de bateaux.

Aujourd’hui, l’économie collaborative est ancrée dans presque tous les secteurs d’activité. Elle a même été à l’origine de la création de certains comme le système de covoiturage sécurisé par exemple. De plus en plus, et ce en même temps que l’ubérisation, les plateformes collaboratives réinventent les codes d’un secteur. Il existe cependant des dérives, notamment pour ceux qui veulent travailler avec ces plateformes (chauffeurs Uber, coursiers Deliveroo....), qui essuient des conditions de travail parfois rudes mais qui ne sont pas représentés par des syndicats pour les défendre.

Economie sociale et solidaire

Dans le cadre d’une économie collaborative dite « solidaire », l’objectif n’est pas le profit mais la création de véritables liens sociaux et de solidarité. Les représentants de cette économie du don et de partage ne cherchent pas le profit et reposent sur d'autres sources de financement telles que le crowdfunding ou l'investissement d'autres entreprises.

On peut citer à titre d'exemple les SELs, Systèmes d'Echanges Locaux, qui permettent d'échanger des biens, des services ou des compétences, dans un système non-monétaire. Les Accorderies quant à elles visent à lutter contre la pauvretés et l'exclusion en renforçant la solidarité entre personnes d'horizons différents.

Des sites plus récents comme Couchsurfing ou Welp s’intègrent également parfaitement dans ce contexte puisqu’au-delà de la proposition de services entre particuliers, ces derniers sont gratuits et favorisent donc l’entraide, ce qui est la base de l’économie circulaire.  Pour assurer un service entièrement gratuit aux particuliers Welp se fait financer en travaillant avec des entreprises intéressées par son fonctionnement. Alors à vos welps !