Le Monde et L’Etudiant l’ont annoncé, l’engagement associatif est en passe de devenir une matière à part entière au niveau du Bac comme à l’université. L’engagement associatif demeurait jusque-là valorisé seulement dans certaines universités qui octroyaient alors quelques crédits ECTS (European Crédits Transfert System) pour valoriser l’engagement associatif des étudiants.

Plusieurs universités, comme Toulon, Montpellier I, Toulouse II et Poitier, avaient en effet créé des unités d’enseignement appelées "engagement étudiant", avec l’idée que l’engagement associatif permet l’acquisition de compétences et correspond à une forme d’entreprenariat, une première étape vers le portage de projet. En 2011-2012, 43 universités s’inscrivaient dans cette démarche selon L’Etudiant. Elles pourraient être de plus en plus nombreuses à suivre cette voie à en croire les mesures préconisées par France Stratégies dans le rapport  « Reconnaître, valoriser, encourager l'engagement des jeunes », remis en juin 2015 au ministre de la ville, de la jeunesse et des sports, Patrick Kanner.

Le rapport, qui recommande également d’instaurer une note de « bénévolat » au baccalauréat suggère que l’engagement associatif dans les écoles et universités pourrait être un remède potentiel à l’abstentionnisme « préoccupant » des jeunes.

Le rapport propose par exemple de généraliser le tutorat scolaire entre les différentes classes pour augmenter la solidarité au sein des écoles. Le leitmotiv des rapporteurs de France Stratégies semble avoir été la nécessité de faire grandir des « citoyens » à part entière alors que certains dénoncent la réduction de l’individu actuel à une position de simple consommateur, sans conscience sociale ou politique.

Afin de construire cette conscience de la société dès le plus jeune âge, le rapport suggère que l’école « encore très fortement coupée des autres sphères de la vie juvénile », s’ouvre aux associations, et même, aux responsables politiques, pour les lycées.

Comme expliqué plus haut, cette proposition trouve également sa traduction à l’université, toujours dans le but de bâtir une société plus consciente d’elle-même. Les propositions faites à Patrick Kanner mettent l’accent sur l’engagement associatif plutôt que les responsables politiques.

Cependant, la nouvelle n’est pas toujours bien accueillie du côté des associations qui craignent que le bénévolat devienne affublé d’une fonction utilitaire, et perde sa nature première.

Il est en effet à craindre qu’une généralisation du bénévolat entraîne une certaine banalisation de l’action. Cependant chez Welp, on ne peut s’empêcher d’accueillir cette possible vague de bénévoles tous azimuts en sautillant d’enthousiasme. Déclaré grande cause nationale en 2014, l’engagement associatif semble avoir de beaux jours devant lui. Vous aussi, choisissez votre cause, engagez-vous et développez vos compétences tout en profitant d’une expérience humaine unique !