Gérard Prost s’est inscrit sur Welp il y a déjà plus d’un an. Il fait partie des welpers pionniers qui utilisent la plateforme depuis ses débuts. Ce n’est donc pas un débutant : il a beaucoup de welps à son actif… et autant d’histoires à raconter !




Comment as-tu connu Welp ?

J’ai entendu parler de Welp complètement par hasard, à la télévision. Le concept m’a intéressé alors je me suis inscrit. Welp me convenait car je souhaitais m’occuper et apporter mon aide mais je n’avais pas envie de m’engager dans une association de manière régulière.

Quels sont les welps que tu as fait depuis ?

J’en ai fait beaucoup ! J’ai fait le vestiaire du semi-marathon de Paris, je stockais les sacs des coureurs. J’ai posé des étagères à Paris et on m’a recontacté ensuite pour installer un miroir. J’ai poussé  le fauteuil d’une personne âgée en maison de retraite pour visiter un musée. J’ai transporté une valise d’une gare à une autre gare. J’ai distribué des flyers pour Welp en Italie à un groupe de Français. J’ai vendu des programmes de concert pour un concert caritatif. J’ai réparé un vélo et une hotte aspirante. J’ai pris le thé chez une dame.

Est-ce que tu as eu des welps ratés ?

Oui j’ai proposé de garder un chien et personne ne m’a jamais répondu. J’ai contacté une personne qui avait besoin d’aide pour monter un meuble IKEA et elle m’a dit que son voisin l’avait finalement déjà fait. J’ai répondu à une dame pour arroser des plantes à Paris et elle a refusé en me disant qu’il n’y avait pas de place pour se garer dans sa rue… alors que je n’ai jamais dit que je viendrais en voiture !

Tu pratiques aussi le “welp sauvage”, qu’est-ce que c’est ?

Le welp sauvage, c’est quand j’aide des personnes en dehors de Welp. Par exemple il y a une vieille dame que je voyais souvent assise suis un banc. Je suis allée lui parler et nous avons sympathisé. J’avais l’habitude de la voir et un jour je ne l’ai plus vue. Au bout d’un moment j’ai trouvé ça bizarre et j’ai mené mon enquête. J’ai trouvé le gardien, il m’a indiqué où elle habitait. Quand je suis allé la voir, elle était surprise et très contente : en fait elle s’était faite hospitaliser. Plus tard, je ne l’ai plus revue à nouveau. J’ai alors appris qu’elle avait été placée en maison de retraite. Depuis, je vais la visiter régulièrement dans sa maison de retraite. Elle s’appelle Denise et elle a 99 ans

 Pourquoi est-ce que tu passes ton temps à aider les autres ? Qu’est-ce que ça t’apporte ?

Ma femme disait : “Gérard, il aiderait une dame à traverser même si elle n’en a pas envie !”. Quand je vais visiter Denise dans sa maison de retraite, elle saute presque au plafond tellement elle est heureuse de me voir. Je peux observer un changement d’attitude incroyable chez les gens, le sourire sur leur visage. Et puis ça me fait rencontrer plein de personnes. Une fois une dame à qui j’ai rendu service m’a préparé le repas et nous avons déjeuné ensemble. J’ai aussi conduit un monsieur à Biarritz avec sa propre voiture, j’ai dormi sur place et il m’a payé le train pour le retour.

Concrètement, ça fait quoi de welper ?

Welper donne encore plus envie de le faire ! Plus on aide les autres, plus on est enclin à aider. L’autre jour, dans la rue, il y avait un monsieur dans sa voiture qui était engagé en sens interdit. Il était tétanisé et des camions arrivaient en face. Avec deux autres personnes, nous avons alors bloqué la circulation pour le sortir de là. Nous avons appris que ce monsieur se rendait chez le médecin à côté. Nous avons prévenu le médecin qu’il fallait de toute urgence s’occuper de cette personne : il n’était plus en état de conduire.

Welper agit comme un déclic. Maintenant j’ai le réflexe d’aider les gens au quotidien. J’ai récemment aidé un monsieur qui avait du mal à porter ses sacs. Nous allions dans la même direction alors je lui ai donné un coup de main !

Quels conseils donnerais-tu aux autres welpers ?

Il faut faire confiance. Je suis tombé sur une dame qui m’a fait passer un entretien avant d’accepter mon aide et je ne pense pas être la seule personne à qui ça arrive. Je pense que si on ne fait pas confiance aux autres, ce n’est pas la peine. Il y a mon voisin qui dit que je suis fou d’aider des inconnus, que je prends des risques mais je pense que si on ne faisait pas confiance aux autres, on ne ferait jamais rien dans la vie !